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Imagine

Publié le par Ginette

Imagine

Il y a quelques jours, une kermesse de fin d'année a été annulée en Corse, certains parents ne supportant pas que leurs enfants puissent chanter un couplet de la chanson Imagine de John Lennon en Arabe. A ma grande surprise, j'ai reçu ce matin cette lettre, que je tenais à partager avec vous.

Bisous les copains.

Mes chers amis Français

Il y a déjà bien longtemps que je vous ai quitté, et me voilà bien triste de devoir vous écrire aujourd'hui.

Vous dire que je suis parti serein serait vous mentir. Bien sûr j'étais inquiet quant au devenir de l'être humain, mais j'avais paradoxalement une grande confiance en vous. Certain que le pire était derrière vous, vous croyant capable de tirer les leçons des erreurs et horreurs du passé. Je voyais la modernité au service de nos enfants, permettant l'éveil et la curiosité, faisant découvrir mille et une choses, s'ouvrant à de nouvelles cultures. Dans mes moments de doute, je me raccrochais à l'idée que cette modernité laisserait place à la tolérance, balayant d'un revers de la main cette crainte de l'autre qui vous caractérise tant. Et qu'ainsi en effaçant votre peur, il vous serait enfin possible de voir que la différence,qu'elle qu'elle soit, n'était pas votre ennemi mais bien votre meilleur allié sur cette terre.

Oui j'avais grande confiance en vous.

J'ai assisté tant bien que mal à vos déferlantes de haine, votre racisme et votre irrespect. Je vous ai regardé vous déchirer quand il aurait été bon de vous unifier. Vous avez pourtant bien essayé, quand le sang a coulé, de n'être qu'un et d'avancer ensemble. Mais en vain. Seule une petite poignée d'entre vous a compris qu'il était grand temps de changer. Les autres repartant sur le chemin de la violence et l'injustice. En vous voyant j'ai eu le cœur lourd, ne sachant plus si je devais ressentir de la honte ou de la pitié à votre égard.

J'ai pourtant choisi de garder le silence, estimant que si ma mission n'avait pas été accomplie, mon message lui, avait été entendu et relayé. Je me suis malheureusement trompé. J'ai appris avec effroi ce qui avait été fait dans cette école corse. Et la tristesse m'a envahi. J'ai pleuré comme un gamin, à chaude larme sans pouvoir m'arrêter. Rien n'avait changé, rien ne changerait donc jamais.Cette chanson je la voulais pourtant comme un hymne à la paix...Cesserez vous donc un jour de ne rien respecter?

Mes chers amis, je m'en retourne donc d'où je viens, navré et inconsolable. Je vous souhaite de retrouver le bon sens un jour.

John Lennon.


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